40 000 euros en plus nécessaires à la mise aux normes du Charlemagne

L’Union-L’Ardennais – Mélanie Demarest – Publié le 11/12/2014

Une poignée de modifications doivent être réalisées sur le bateau-promenade le Charlemagne afin qu’il réponde aux nouvelles normes imposées pour son homologation.

Entre le moment où on a lancé l’appel d’offres, où on a eu l’offre et le moment où le bateau a été livré, l’État a revu ses normes. » Ce qui a imposé, explique Marc-Henri Ligonèche, directeur général des services d’Ardenne Rives de Meuse, «  de revoir quelques points  », afin d’obtenir l’homologation qui permettra au bateau de naviguer sur la Meuse. Pour un montant total de 40 000 euros, qui vient s’ajouter aux frais déjà engagés pour la construction du bateau qui s’élèvent, eux, à «  600 000 euros hors taxes  », d’après la communauté de communes. «  Bien plus  », d’après une poignée d’autres élus.

Trois sortes d’interventions sont nécessaires avant d’obtenir l’homologation et le droit de naviguer. «  Les dernières  », a assuré M. Ligonèche lors du dernier conseil communautaire, en réponse à l’un des élus inquiet de voir s’accumuler d’autres notifications de ce type, avant d’ajouter : «  Ces modifications sont réalisées à partir du rapport définitif. Là, nous avons des autorisations de transport pour effectuer des manœuvres spécifiques. Ce qu’on n’aurait jamais eu s’il y avait eu davantage de choses à prévoir que ces trois réserves. »

Le sur-lestage, d’abord. Dix tonnes vont être ajoutées au Charlemagne de manière à «  faire descendre le bateau  » de dix centimètres afin d’augmenter sa surface sous l’eau. Avec l’objectif de «  pouvoir mieux le manœuvrer  », explique le directeur général des services. Sauf que cette modification en implique directement une autre, destinée à faciliter le travail du pilote : «  On a déjà modifié les deux gouvernails, poursuit Marc-Henri Ligonèche. À présent, il est nécessaire de mettre en place un système hydraulique, une sorte de direction assistée. » Puis, le dernier point, c’est l’ajout de deux petites quilles à l’avant du bateau, là encore pour faciliter la manœuvrabilité, mais cette fois en rotation sur lui-même pour faire, par exemple, demi-tour.

Deux éléments «  qui facilitent l’utilisation du bateau et qui ont été révélés après coup  » viennent également s’ajouter à ces trois modifications. «  On était parti sur un canot de sauvetage gonflable mais on nous en a imposé un semi-rigide, ajoute le directeur général des services de la communauté de communes. Du coup, si on le met sur la terrasse, les gens ne passent plus donc il a fallu mettre un porte-bateau sur l’arrière, à un endroit où on peut facilement le décrocher et le mettre à l’eau. »

«  Ce sont beaucoup de contraintes de navigation, admet Bernard Dekens, le président d’Ardenne Rives de Meuse. Mais après ça, on espère que le bateau sera prêt pour la saison 2015. »

 

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